La technologie de communication qui permet de contacter les jeunes thailandais pris au piège dans une grotte est..

C’est une information qu’on ne trouve pas dans les articles des journaux européens, ni dans les informations radio ou télé, mais aujourd’hui il est difficile avec les réseaux sociaux de cacher trop longtemps une telle information.

Mais un article du Week of India apporte quelques précisions.

Depuis le 23 juin les sauveteurs sont lancés dans une course contre la montre et contre la montée des eaux pour essayer de sauver une équipe de 12 jeunes joueurs de foot, de 11 à 16 ans, et leur entraîneur pris au piège dans des grottes par la montée des eaux. La période de la mousson qui commence est caractérisée par des pluies très importantes qui entraînent des crues et noient tunnels et grottes nombreuses dans cette région de la province de Chiang Rai, dans le nord de la Thaïlande.

Le réseau de grottes Tham Luang Nang Non (La grande grotte de la dame endormie)  est long de 10 km et certains passages étroits sont inondées et certaines chambres sont désormais séparées du reste du réseau. La grotte où les jeunes ont trouvé refuge est à plus de 4km de l’ouverture et à plus d’un km de la surface.

Le réseau de grottes est bien entendu en dehors de tout réseau cellulaire et l’atmosphère humide qui l’entoure n’est pas à proprement parler l’idéal pour des appareils électroniques sensibles. L’équipe de secours a bien essayé de faire passer une fibre optique depuis l’ouverture jusqu’à la chambre où sont les jeunes mais certains passages sont très étroits et les plongeurs n’ont pas pu les traverser encombrés qu’ils étaient déjà par leurs bouteilles d’oxygène.

C’est là où intervient le système radio MaxMesh Tactical de Maxtech Networks, une société israélienne. La société est déjà présente en Inde depuis une dizaine d’années, de même qu’en Thaïlande. Il semble d’ailleurs que ce sont les forces spéciales navales thaïlandais qui ont les premiers pris contact avec le représentant de Maxtech  sur place.

Le système MaxMesh se présente comme un ensemble de talkie-walkies VHF  similaires à ceux en vigueur dans beaucoup de polices dans le monde mais la ressemblance s’arrête là. Alors que les systèmes radios traditionnels fonctionnent en étoile, où les communications partent d’un poste de base, MaxMesh forme un réseau maillé (Mesh = Maille, grille) où chaque poste radio est connecté à de multiples postes voisins.

De plus, d’après Anees Ahmed, PDG de Mistral Solutions, le représentant de MaxTech en Inde, le système peut servir à envoyer de la voix, des données, du texte et même de la video. « Les radios habituelles des armées ou des polices nécessitent des stations de base, de grandes antennes et des répéteurs », dit-il. »Mais la communication radio de Maxtech n’a besoin de rien d’autre que les postes de radio eux-mêmes. Ils sont parfaitement adaptés à la jungle, les zones frontalières, les tunnels et les espaces souterrains.

Il affirme que le logiciel propriétaire embarqué leur permet de construire un réseau auto-connecté, et qui s’auto-répare. « Cela signifie que si une radio est hors de portée, tombe en panne ou est détruite, le réseau saute automatiquement vers un autre poste et continuera à fonctionner sans problème. Ils se connectent entre eux et créent leur propre réseau en fonctionnant en récepteur et en répéteur. Nous pouvons ainsi étendre la portée jusqu’à 20 km même en terrain difficile.

Maxtech a été créée par Uzi Hanuni, qui est un serial-entrepreneur et un expert en communication radio-fréquence sans-fil. La technologie mise au point au bout de 12 ans est déjà utilisée en Israel, en Italie et en Inde, et l’intérêt grandit dans de nombreux pays.

« Dans tous les pays vous avez des équipes de secours qui ont besoin d’un tel système. Quand les secours arrivent sur une zone de sinistre ils ne peuvent pas compter sur l’infrastructure existante qui est en général hors de service. » précise Uzi Hanuni. « Ils doivent pouvoir agir immédiatement et s’ils devaient attendre que l’infrastructure soit réparée ils perdraient un temps précieux. Nous leur permettons de commencer à travailler immédiatement ».

Il ajoute que les postes radio sont fournis gracieusement aux équipes de secours et qu’un de leurs ingénieurs, Uval Zalmanov, est parti d’Israël et est intégré parmi les sauveteurs pour assurer la formation et l’entretien du système sur place.

Compte-tenu des pluies attendues prochainement et de la faiblesse des jeunes, il semble difficile de les faire sortir par les boyaux très étroits et inondés à certains endroits. Il est donc prévu de leur faire parvenir de la nourriture et des moyens pour purifier l’eau en attendant qu’une solution viable soit mise en place pour les faire sortir.

IoT, internet des choses, l’essentiel est dans la communication

On parle beaucoup d’IOT même si on ne comprend pas vraiment de quoi il s’agit.

Alors, essayons d’être clair, IoT signifie Internet of Things, l’internet des choses, ce qui ne veut rien dire. Disons que c’est un concept qui identifie des objets qui disposent d’un moyen de communiquer, donc des objets connectés (avec qui? c’est à voir).

Par exemple, bien entendu un téléphone est dans l’IoT. Mais une balance qui enregistre votre poids et va le mettre en parallèle avec les mesures des derniers jours ou des derniers mois dans un graphique visible sur votre smartphone est également un objet connecté.

Mais il y a de multiples objets connectés, des voitures, des clés, des containers, des capteurs, etc.

Pour communiquer un objet doit utiliser un réseau ou mode de communication, sans fil. On connaît de multiples réseaux de communication sans fil qui répondent à des objectifs et des besoins différents. En voici les principaux.

  • GSM, GPRS, 3G, etc..
    On connaît le réseau GSM avec ses évolutions, GPRS, 3G, 4G et maintenant bientôt 5G (5eme génération), qui permet de transmettre la voix ainsi que des données numériques avec un débit de plus en plus rapide. Le débit de la 4G s’approche aujourd’hui de 150 Mbit/s (en théorie), mais il n’est pas rare de pouvoir disposer dans les régions bien couvertes d’un débit de plus de 110Mbit/s.

Les réseaux GSM utilisent des bandes de fréquences de 900 MHz et 1800 MHz en Europe, et chaque nouvelle génération utilise de nouvelles bandes, 885-2025 MHz et 2110-2200 MHz pour la 3G, et 2 600 MHz et 800 MHz pour la 4G.

Chaque objet qui veut communiquer au moyen de ce réseau doit être en mesure de parler à une antenne qui doit être assez proche. En ville, avec le béton et la réverbération sur les murs, les antennes doivent être à quelques centaines de mètres. La portée maximale sur terrain découvert est de plusieurs km mais certainement pas pour toutes les antennes. Tout le monde qui a pris l’avion pour aller à l’étranger et qui n’a pas éteint son téléphone a déjà reçu des SMS de son opérateur français l’informant du prix des communications à partir d’un pays étranger qu’il survolait à environ 10 000 m d’altitude.

  • WiFi
    Le wifi utilise des bandes de fréquences beaucoup plus hautes de 2,4 GHz et de 5 GHz. Un giga c’est 1000 méga! Les données sont transférées à haut-débit qui peut varier selon les normes (802.11a, b, g, etc.)  de 11Mb/s à 54Mb/s avec des portées variables selon la norme de quelques dizaines à quelques centaines de m, toujours en théorie.
    Il est très utilisé pour les objets connectés statiques dans la mesure où la portée du signal est assez courte, entre 30 et 200 m théoriquement mais avec une déperdition assez forte dès qu’il y a des obstacles, murs, planchers, etc.
  • Bluetooth
    Il s’agit d’un autre réseau sans fil de plus faible portée et dont la puissance est faible. Il permet l’échange de données bidirectionnel à faible distance. On l’utilise dans des applications particulières comme les oreillettes connectées à un téléphone ou une tablette, ou entre un téléphone et différents jouets (balles connectées, robots, etc.).
    Savez-vous d’où vient ce nom presque civilisé de Bluetooth dans un monde technologique où on ne conçoit pas de parler autrement qu’en acronymes (GSM, WiFi, IEEE 802.11 et autres)? C’est la traduction en anglais du nom d’un roi danois du moyen-âge Harald Blåtand (Harald à la dent bleue) qui unifia les tribus danoises. Le logo est d’ailleurs composé des initiales de ce roi dans l’alphabet de l’époque (runique) Runic letter ior.svg (Hagall) (ᚼ) et Runic letter berkanan.svg (Bjarkan) .
    Image associée

    Tous ces moyens de communication ont en commun au moins un inconvénient, en tout cas pour l’instant, c’est qu’ils nécessitent une énergie importante. Même ceux qui ont connu les premiers téléphones cellulaires GSM qu’on n’avait besoin de recharger qu’à la fin de la semaine jettent une larme. Aujourd’hui, et malgré les progrès en matière d’économie d’énergie dans l’utilisation du Wifi, ou du bluetooth, ainsi qu’en matière de puissance des batteries, il est rare de ne pas avoir à recharger la plupart des outils au moins une fois par jour.Or, de nombreux objets que l’on souhaite pouvoir connecter, et qui circulent dans un espace assez large, doivent pouvoir émettre leurs données pendant de nombreux mois ou des années sans être rechargés.

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Nous vivons une époque formidable

Depuis quelques années où j’ai un peu de temps (entendez « que je suis à la retraite ») j’ai fait tout un tas de choses dont j’avais envie et qui me ramènent aux premières années où j’avais décidé de faire des études d’informatique.

A l’époque ça m’avait attiré parce que je ne comprenais pas pourquoi en prépa il fallait passer des heures à essayer de trouver le résultat d’une formule en multipliant les calculs avec la machi… (euh non il n’y avait pas de machine) la règle à calculer alors qu’on savait déjà que des ordinateurs pouvaient faire çà en une fraction de seconde.

Pendant ces études, programmer était certainement la chose la plus agréable pour moi, même si on nous disait que le but était de devenir analyste puis chef de projet. Et donc très vite, la programmation est devenue un lointain souvenir. Mais il m’est resté l’envie de toujours regarder les dernières nouveautés, mais quand elles servent à quelque chose.

Par exemple, les bracelets type Fitbit ça ne m’a jamais vraiment intéressé. Peut être aussi parce que je ne suis pas un grand jogger. 🙂

Pendant ma carrière où j’ai eu à de nombreuses reprises à présenter des solutions nouvelles à des problèmes que les clients ne ressentaient pas encore, il a fallu inventer des manières d’expliquer simplement toutes ces choses qui paraissaient assez compliquées. Au début essentiellement aux informaticiens et plus tard, de plus en plus à des non-spécialistes ce qui obligeait en plus de laisser le jargon de côté.

Aujourd’hui les nouveautés nous inondent et chaque produit doit absolument apporter une innovation pour obtenir l’attention. Cela étant il y a de nombreux objets, concepts, solutions, nouvelles qu’on n’a pas le temps de creuser suffisamment pour les comprendre.

Dans ce blog je vais essayer d’expliquer simplement, autant que ça sera possible, certaines de ces nouveautés, et également aborder des sujets qui ne sont pas forcément connus mais qui pourraient devenir essentiels demain.

Parmi les domaines que je pourrais aborder prochainement, j’ai en tête, en vrac, IOT, MOOC, Blockchain, Deep Learning, IA/AI, Startup, Codage, maker etc.

A bientôt sur ce blog pour essayer de comprendre l’innovation.